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Image de l'article du blog de Prepeers écrit par Harold: Paroles d’étudiantes : comment réussir en PACES ?

Paroles d’étudiantes : comment réussir en PACES ?

Être médecin, c'est une vocation. Passage obligé par la PACES : dur labeur, stress, apprentissage par cœur, concours ... La 1ère année de médecine fait peur aux étudiants ! Quels conseils pour réussir en PACES ?

Horloge 9 minutes de lecture
Calendrier Publié le 16/10/2019

La première année de médecine est, pour beaucoup, très redoutée et bien souvent considérée comme une année éprouvante physiquement et mentalement. 


Pourtant, il existe des clés de réussite pour tous les élèves en terminale qui souhaiteraient s’orienter vers des études de PACES. Dans cet article, nous retrouvons Jeanne et Johanna, deux étudiantes respectivement de 19 ans et 22 ans, qui nous livrent de précieux conseils pour réussir en PACES.



Bonjour à toutes les deux, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer pourquoi la PACES ?



Jeanne : « Bonjour ! J’ai 19 ans et je rentre actuellement en deuxième année de médecine.


Depuis que je suis en CM2, mon rêve est de devenir médecin. Le métier de médecin s’est imposé à moi comme une évidence parce que j’ai toujours été tournée vers les autres, en essayant le plus possible de les aider. La médecine étant ma vocation, je n’avais pas d’autre choix que de rentrer en PACES. »


Johanna : « Bonjour, moi j’ai 22 ans et je passe en quatrième année de médecine


J’ai très tôt été attirée par l’univers médical : l’hôpital, le corps humain, le rapport aux autres, la médecine… tout cela me fascinait ! Faire ce métier a toujours été l’un de mes rêves. C’est donc assez logiquement que je me suis inscrite en PACES à la fin de ma terminale. Je n’avais pas vraiment de plan B alors il fallait que ça marche ! »



Peux-tu nous décrire comment s’est déroulée ta première année de PACES ?



La PACES, de ce que j’en avais entendu, me paraissait être une MONTAGNE.



Jeanne : « J’ai fait ma première année de PACES à Lyon Est. J’étais inscrite dans une boîte à colle qui s’appelle « Medi Plus », ce qui me permettait d’avoir un accompagnement un peu plus cadré que celui proposé à la fac. J’ai vécu chez mes parents qui m’ont été d’une grande aide pendant cette année dans laquelle le travail prenait une place centrale. En y repensant, je travaillais souvent jusqu’à 13h par jour, en ayant comme but final de réussir ce concours réputé très difficile et sélectif. »


Johanna : « La PACES, de ce que j’en avais entendu, me paraissait être une MONTAGNE. Alors je suis arrivée dans cette première année un peu stressée, pas très confiante mais prête à tout. Et puis finalement elle s’est avérée bien moins terrible qu’elle ne le paraissait (si si je vous le jure) !

Il faut prendre les jours comme ils arrivent sans se décourager, surtout lorsque les concours blancs ne se passent pas exactement comme prévu, ni lorsque ce cours censé être appris en 2 heures nous prend en fait une après-midi !


Il faut se laisser le temps de prendre ses marques, de trouver sa méthode de travail, son rythme à soi ! Même si cette première année de PACES s’est jouée pour moi en deux rounds - je suis arrivée 290ème en primante et 16ème en doublante sur un numerus clausus de 115 places - qu’elle a été ponctuée de moments de découragements, et de passages plus difficiles que d’autres, je n’en garde presque que des bons souvenirs ! »



Cette première année de PACES correspondait-elle à vos attentes ?



Je dirais maintenant que la PACES c’est souvent plus facile que ce à quoi on s’attend.



Jeanne : « J’étais déjà pas mal au courant de la difficulté à laquelle j’allais me mesurer, mes proches m’en avait parlé. Cependant il me semble que j’étais bien plus stressée avant de commencer cette année, à cause de cet espèce de mythe qu’il y a autour de la première année de PACES. Je vais vous avouer un truc : je dirais maintenant que la PACES c’est souvent plus facile que ce à quoi on s’attend, parce qu’on prend ses habitudes qui nous font rentrer dans un rythme qu’on finit par ne plus remettre en question. En gros, j’ai été agréablement surprise, si je peux le dire comme ça, même si j’ai moi aussi vécu des hauts et des bas pendant cette année exigeante. »


Johanna : « Quant à moi, je ne savais pas tout à fait à quoi m’attendre mais c’est sûr qu’en termes de charge de travail, d’adrénaline, et d’intensité, cette première année fut éprouvante et riche en émotion ! »



Quelle(s) qualité(s) faut-il pour réussir en PACES ?



Pour réussir, il faut être motivé(e), organisé(e), savoir beaucoup travailler et ne jamais perdre espoir.



Jeanne : « Pour moi, la première qualité pour quelqu’un qui veut s’orienter vers des études en PACES, c’est la motivation.


Un élève très doué, sans motivation, ne sera pas capable de tenir jusqu’au bout. A l’inverse, un(e) étudiant(e) très motivé(e), pour qui les métiers de la santé sont un rêve aura plus de chances de réussir, même s’il ou elle n’était pas excellent pendant sa scolarité. La deuxième qualité reste la capacité de travail. Savoir engloutir un grand nombre d’informations en peu de temps, en étant capable de travailler beaucoup et de rester concentré sur son objectif est plus important que de simplement avoir des facilités scolaires. »


Johanna : « C’est vrai, je rejoins ce que dit Jeanne.


Ce que j’ai le plus appris, c’est à quel point le mental et la volonté sont importants en première année de PACES. J’ai beaucoup entendu la phrase « Il faut le vouloir plus que tout, plus que les autres ». Et je crois que c’est vrai ! L’organisation est également essentielle ! Mais pas de panique, pas besoin d’avoir été une reine de l’orga durant tout son lycée, cela s’apprend. Avoir une grande capacité de travail, ne jamais se décourager, et surtout se faire confiance, sont d’autres qualités importantes ! 


Pour résumer, je dirais que pour réussir, il faut être motivé(e), organisé(e), savoir beaucoup travailler et ne jamais perdre espoir. »



Quel(s) défaut(s) faut-il améliorer pour réussir la première année de PACES ?



L’élément qui me semble vraiment important à améliorer c’est sa confiance en soi.



Johanna : « Je pense que, si j’avais su rebondir plus vite suite à certains résultats décevants, cela m’aurait été bénéfique. L’important est d’être prêt le jour J, pas 3 mois avant, il est donc normal de ne pas être complètement prêt à tous ses concours blancs. »


Jeanne : « Je dirais qu’il faut réussir à se mettre entre parenthèse. Ce n’est pas forcément un défaut mais le sacrifice à faire, c’est de réussir à moins s’écouter pour faire passer le travail en premier. Il faut aussi travailler la concentration et l’endurance. Enfin l’élément qui me semble vraiment important à améliorer c’est sa confiance en soi. Pour réussir il faut laisser de côté les doutes et se persuader sans arrêt qu’on va y arriver. »



Quelle est votre méthode pour réussir la première année de PACES ?



Ce n’est pas le nombre d’heures de travail qui est important mais la manière avec laquelle on travaille.



Johanna : « Dans ma faculté, nous avions cours le matin et nous étions libres l’après-midi.


Du coup, l’après-midi, j’essayais d’apprendre les cours du matin. Attention, je n’apprenais pas tout par cœur tout de de suite, mais j’essayais d’apprendre le maximum, de dégrossir le chapitre et de l’avoir en tête ! C’est comme si je faisais un apprentissage à 70%. C’est normal de ne pas connaître tous les détails après le premier apprentissage, mais plus on revoit ses cours, plus ils rentrent ! En revanche, je n’apprenais jamais par cœur sans comprendre ! Lors de mes séances de travail j’essayais d’alterner les matières entre « par cœur » et les matières d’exercices pour ne pas me lasser et rester opérationnelle pendant de longues heures. Lorsque j’allais en cours, j’essayais d’avoir déjà un support devant les yeux (souvent le cours de l’année d’avant) pour annoter, surligner, barrer ! Toute une partie de l’apprentissage se joue pendant les cours ! J’essayais de faire attention à bien dormir, de respecter le nombre d’heures dont j’avais besoin pour être en forme le lendemain. Enfin, les pauses sont presque aussi importantes que le travail. En effet ce n’est pas le nombre d’heures de travail qui est important mais la manière avec laquelle on travaille. Faire de vraies pauses, régulièrement, continuer de faire de la danse 1h30 par semaine, me permettaient d’être efficace quand je travaillais ! »


Jeanne : « Ma méthode c’est l’organisation, c’est à dire se faire une journée type, que l’on répète encore et encore pendant un an pour ne laisser aucune place aux doutes et aux questionnements, qui entraînent une remise en question qui n’est qu’une perte de temps. Une journée type qui ne nous laisse pas le temps de se rendre compte que, oui, c’est difficile. Maintenant qu’on est en PACES, il faut foncer. Avec une journée type bien organisée, avec les pauses toujours au même moment, le coucher au même moment, on maintient une bonne hygiène de vie et un bon rythme de travail. »



Quels conseils peux-tu donner aux lycéens ou à ceux qui rentrent en première année de médecine ?



Laissez-vous vous épater !



Jeanne : « Je leur dirais de se déstresser, de se dire qu’on est beaucoup à passer par là, et que c’est faisable. Je leur dirais de croire en eux et de ne pas se mettre des bâtons dans les roues tout seul, la PACES est suffisamment compliquée comme ça. Il faut « s’accompagner » du mieux possible : s’autoriser à sourire, profiter des petits moments, bien manger, bien dormir, travailler et se laisser une chance de peut être garder un bon souvenir de cette année où on se surprend et où on en apprend beaucoup sur soi-même. Laissez-vous vous épater ! »


Johanna : « C’est vrai, croyez en vous ! Si c’est ce que vous voulez, alors ça doit marcher ! Faites-vous confiance, soyez exigeants avec vous-même, travaillez beaucoup, prenez du temps pour vous, soyez rigoureux et organisés et il n’y a pas de raison que cela ne marche pas ! Et surtout, les difficultés que vous aviez au lycée ne sont plus les mêmes qu’en PACES. Toutes les cartes sont redistribuées, alors croyez-y ! »


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Article écrit par Harold